Voilà déjà presque une semaine que je suis rentrée d'Italie, et quatre jours que ma vie estudiantine a repris son cours. Ah, Florence est bien loin maintenant... Et comme j'ai regretté le soleil et l'eau délicieusement fraîche du lac de Garde tout à l'heure, alors que l'on nous expliquait comment vider une poche à urine ! Vous avez bien lu. Si vous avez le coeur faible, attendez octobre pour faire un infarctus, j'aurais alors le plaisir de vous tenir compagnie et de veiller au soulagement de tous vos besoins vitaux lors de mon premier stage à l'hôpital St-Luc de Woluwé-St-Pierre... Et parce qu'un junkie averti en vaut deux, les piqûres ne relève pas encore de ma compétence !
Bon, j'exagère un rien sur le pessimisme. La curiosité s'installe malgré tout. D'autant que j'ai une chance sur 40 de me retrouver dans l'unité de chirurgie et là au moins, j'aurai l'occasion d'accompagner les patients en salle d'op' :D De quoi se libérer quelques instants du joug des aides soignant(e)s !
Puis, cette année, c'est décidé, il faut commencer en force. Voilà pourquoi je vous avais réservé ces macarons, ma deuxième grande phobie après la pâte feuilletée !

A présent, je peux fièrement affirmer que les macarons, c'est EASY PEASY. Même la première fois. Le tout est de ne pas dramatiser l'affaire et, surtout, d'avoir beaucoup de temps devant soi. Il m'a fallu presque une matinée entière pour confectionner ma quarantaine de macarons !
Pourquoi est-ce si facile?
Parce que, de un, je n'ai jamais lu les conseils de Mercotte (même si je suis son blog avec la plus grande assiduité).
De deux, mon four ne travaille même pas à bonne température et a déjà de nombreuses années de bons et loyaux services à son actif.
De trois, bah, j'y suis arrivée, alors tout le monde peut le faire. Surtout avec ma recette, dépourvue de tout terme technique, la simplicité même.
Suffit de procéder avec soin et de ne pas s'emballer.
Et je vous promets, mais alors là, sur mon honneur, que ces macarons sont de vraies merveilles. Gonflés, arborant une magnifique collerette et une coque lisse et lustrée qui craque presque audiblement sous la dent pour dévoiler un coeur tendre et moelleux. La ganache, elle, consiste en un simple mélange de crème et de chocolat gianduja. Un délice au parfait goût de chocolat.

Avant de m'aventurer plus avant, je voulais des macarons classiques, qui plaisent à tout le monde et qui fassent leur effet. J'essaie de rester humble, mais honnêtement, nous les avons trouvé aussi bons que ceux de Ladurée. Même si je ne pousserais pas jusqu'à les comparer à ceux de Pierre Hermé, ceux-là je leur voue un culte sans bornes !
Mon seul regret est de ne pas avoir réussi à obtenir une couleur plus brune pour les coques, malgré la double dose de colorant ajoutée. Ce sera pour la prochaine fois !
Macarons pralinésPour 45 à 50 petits macarons
- 190 g de poudre d'amandes
- 310 de sucre glace
- 150 g de blancs d'oeufs (j'ai mis 4 blancs de gros oeufs)
- 95 g de sucre semoule
- quelques gouttes de colorant brun
- 30 g de noisettes
Pour la ganache pralinée :
- 200 g de chocolat gianduja
- 10 cl de crème fraîche liquide
- Préchauffez le four à 150°C (th. 5). Tamisez la poudre d'amandes et le sucre glace, puis mélangez-les soigneusement. Montez les blancs d'oeufs en neige ferme, en y ajoutant le sucre semoule en trois fois. Versez le colorant dans cette préparation.
- Incorporez les blancs aux poudres et travaillez le mélange jusqu'à ce qu'il soit lisse et brillant. Concassez grossièrement les noisettes. A l'aide d'une poche à douille, dressez des petits macarons sur une plaque tapissée de papier sulfurisé.
Parsemez la moitié des macarons de brisures de noisettes. Laissez sécher pendant 30 min. Faites cuire au four, à mi-hauteur, pendant 9 à 10 min. Laissez refroidir les macarons sur la plaque avant de les détacher du papier (s'ils se détachent mal, laissez cuire la prochaine fournée 1-2 minutes en plus).

- Préparez la ganache. Concassez d'abord le chocolat. Portez la crème à ébullition, puis versez-la sur le chocolat. Laissez fondre le chocolat et mélangez bien.

- Laissez refroidir la ganache (placez-la éventuellement au frigo), puis à l'aide d'une poche à douille ou d'une cuillère, garnissez-en la moitié des macarons. Recouvrez ensuite d'un second macaron.
Pour les gourmands qui veulent se la jouer Pierre Hermé, enfermez un petit peu de pâte de praliné au coeur de vos macarons ! Une petite surprise qui en fait...

...un vrai bonheur :


Source : Macarons, aux éditions Hachette Pratique