Quand j'étais petite et que nous allions rendre visite à mon arrière-grand-mère à Münster, ma maman et moi avions toujours un horaire très serré à respecter. Je dirais même minuté. Il fallait entre autres s'arrêter chez Mackenbrock, le magasin de jouet, à la librairie, pour réapprovisionner nos stocks de littérature allemande, chez Kaufhof et chez Tollköter ou Stadtbäckerei, la boulangerie. Si j'aimais chacun de ces magasins, je portais une affection toute particulière à la boulangerie. Elle débordait de magnifiques Bienenstich, Pflaumenkuchen, Pumpernickel, Brot et Brötchen en tout genres, mais surtout de Igels (hérissons) durant l'année et de Stutenkerle pendant l'Avent. De ces petits bonshommes briochés, il y en avait un par enfant et j'aurais du mal à vous décrire avec quel joie nous arrachions les pipes en plâtre de leurs ventres gonflés pour ensuite les racler de nos petites dents, afin d'y récupérer les morceaux de brioche restés collés !
Et puisque l'hiver s'approche à pas feutrés, j'ai soudainement eu envie repoduire ces bons vieux Kerle. Je me suis inspirée d'une recette allemande et le résultat était plutôt satisfaisant même s'ils restent assez éloignés des bonshommes de mes 8 ans...
Les étapes en images (pas très belles, il faut nuit trop tôt !), c'est ici :
Stutenkerle et Martinsgänse
(Pour 6 Stutenkerle ou 6 Martinsgänse)
Pour la pâte
- 200 ml de lait
- 100 g de beurre
- 500 g de farine de blé
- 1 sachet de levure chimique
- 3 càs de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 1 càc rase de sel
- 1 oeuf
- 1 blanc d'oeuf
Pour les Stutenkerle
- 1 jaune doeuf
- 1 à 2 càs de lait
- quelques raisins secs
Pour les Martinsgänse
(Pour les curieux, cliquez ici, vous comprendrez pourquoi on les appelle "oies de St Martin")
- 1 jaune d'oeuf
- 1-2 càs de lait
- quelques raisins secs
- de sucre en grains
Pour commencer, mettez le lait à tiédir dans une petite casserole, puis mettez-y le beurre à fondre.
Pour la pâte, tamisez la farine dans un saladier et mélangez-la à la levure sèche. Ajoutez le reste des ingrédients pour la pâte ainsi que le mélange lait-beurre. Travaillez le tout au robot, d'abord à vitesse minimale puis maximale pendant à peu près 5 minutes. La pâte doit être lisse et brillante.
Couvrez la pâte et posez-la dans un endroit chaud jusqu'à ce qu'elle ait visiblement augmenté de volume.
Tapissez une plaque de cuisson de papier sulfurisé et préchauffez le four sur 180°C.
Saupoudrez légèrement la pâte de farine et sortez-la du saladier et pétrissez-la encore une fois sur le plan de travail légèrement fariné. Découpez la pâte en 6 portions égales et en faire des Stutenkerle ou des oies.
Pour les Stutenkerle : Faire de chaque portion, une boule pour la tête et un boudin de 15 cm de long environ. Aplatissez le cylindre sur la plaque de cuisson.
Pour faire les jambes découpez au couteau la partie inférieure du corps de chacun de vos bonshommes puis écartez-les. Pour les bras, faîtes deux incisions dans les côtés et séparez-les doucement.
Mélangez le jaune d'oeuf et le lait et badigeonnez-en les Kerle. Faîtes des yeux et des boutons avec les raisins secs (il faut les enfoncer assez, sinon il brûleront).
Pour les Martinsgänse : Prélever sur chaque portion une boule de la taille d'une noix qui servira à façonner la tête et le cou. Pour le corps, faîtes un cylindre de 10 cm de long aux extrémités applaties. Avec la boule, faîtes un autre rouleau avec un bout arrondi.
Assemblez les deux parties sur votre plaque de cuisson et soudez en appuyant.
Avec les doigts, formez un bec à partir de l'extrémité arrondie. Mélangez le jaune d'oeuf et le lait et badigeonnez-en les oies. Faîtes des yeux avec les raisins secs (attention à les enfoncer assez pour qu'ils ne brûlent pas) et saupoudrez de grains de sucre.
(J'avais fait les cous trop gros, ils ont un peu trop gonflé à la cuisson !)
Et voilà !
- 340 de chunks de chocolat (vous pouvez hacher une tablette de chocolat en gros morceaux)
- 125 g de farine
- 1/2 càc de levure chimique (baking powder)
- 1/4 de càc de sel
- 112 g de beurre (ou de margarine) mou
- 100 g de sucre brun
- 1 oeuf
- 1 càc d'extrait de vanille
- 50 à 100 g de noix selon votre envie (optionnel)
Préchauffez le four sur 180°C.
Faîtes fondre au micro-onde (ou au bain-marie) la moitié du chocolat par intervalles de 30 sec. Mélangez bien, pour qu'il soit tout à fait fondu, et réservez.
Mélangez la farine, la levure chimique et le sel dans un bol moyen, réserver.
Battez le beurre et le sucre dans un saladier au batteur électrique. Ajoutez l'oeuf et la vanille, mélangez bien. Incorporez le chocolat fondu, puis la farine, graduellement. Ajoutez les chunks restants et les noix.
Déposez des cuillérées à soupe de pâte sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Enfournez pour 10 minutes environ. Les cookies seront gonflés et pas tout à fait encore mous au centre. Laissez refroidir 1 minute puis transférez sur une grille pour refroidir totalement.
Omelette soufflée aux courgettes
Pour 6 personnes
- 6 oeufs
- 200 g de fromage blanc en faisselle
- 1 échalote
- 1 courgette moyenne
- 1 càs rase de Maïzena
- 1 càs d'huile d'olive
- 1 càs de parmesan
- ciboulette
- chapelure, sel, poivre
- Pelez et émincez l'échalote. Coupez la courgette en demi-tranches. Faites revenir l'échalote à la poêle avec l'huile d'olive. Une fois translucide, ajoutez-lui les courgettes et laissez cuire 5 min à feu doux. Salez et poivrez. Laissez refroidir.
- Dans un saladier, mélangez deux oeufs entiers et quatre jaunes, le fromage blanc (bien égoutté au préalable), le parmesan mélangé à la maïzena et une cuillerée de ciboulette ciselée. Salez et poivrez. Incorporez les courgettes.
- Préchauffez le four à 180°C (th.6). Montez le reste des blancs d'oeufs en neige ferme avec une pincée de sel. Incorporez-en un tiers à la préparation en soulevant le mélange de haut en bas avec une cuillère en bois. Quand les deux masses sont à même consistance, ajoutez le reste des blancs. Il est préférable de ne jamais tourner horizontalement et de laisser quelques traces de blanc plutôt que de trop mélanger.
- Beurrez un moule à génoise et poudrez-le avec une cuillerée de chapelure.Versez la préparation dans le moule, égalisez la surface. Enfournez et laissez cuire 25 à 30 min jusqu'à ce qu'elle soit gonflée et bien dorée. Dégustez aussitôt.
Note : La courgette, c'est toujours un peu fade. En général, j'ajoute des lardons.
Tradition oblige, cette année aussi, mon grand-père a eu droit à son cheesecake d'anniversaire. Après les cheesecakes new-yorkais, ceux au citron et à la ricotta, ou les derniers au spéculoos, je voulais quelque chose de différent, qui corresponde encore mieux à ses goûts. Quelque chose qui allie deux de ses grands amours, la caféine et le chocolat. Quelque chose, je vais oser le terme, d'un peu plus "fin".
Base :
200g de biscuits chocolatés réduits en poudre
70 à 80g de beurre
4 paquets (240g chacun) de Philadelphia Cream Cheese à température ambiante
1 cup de sucre (250 ml soit environ 200 à 225g)
1 CS de vanille liquide
4 oeufs
3 CS de café en poudre instantannée
1 CS d'eau chaude
3 CS de lait
Quelques gouttes d'extrait de café
Sulfuriser un moule de 23 cm de diamètre. Préchauffer le four à 150°C.
- Mélanger tous les ingrédients de la base à cheesecake et la presser au fond du moule pour obtenir une belle base uniforme. Tasser avec la paume des mains en appuyant sur toute la surface avec la paume de la main ou à l'aide du dos d'une cuillère à soupe.
- Réserver au réfrigérateur le temps de préparer la garniture.
- Dans un grand bol, battre le cream cheese avec le sucre et la vanille. Ajouter les oeufs un à un en battant délicatement après chaque addition d'oeufs.
- Réserver dans un bol moyen, 1 1/2 cups de ce mélange.
- Dans un petit verre, mélanger la cuillèrée à soupe d'eau chaude avec le café instantanné. Mélanger pour dissoudre le café dans l'eau. Ajouter ce mélange dans le grand bol contenant le 1er mélange avec quelques gouttes d'extrait de café, pas plus. Mélanger consciencieusement pour bien homogénéiser le tout mais sans trop fouetter.
- Ajouter le lait dans le mélange réservé. Mélanger.
- Couler la masse au café sur la base de cheesecake réfrigéré. Couler délicatement sur le dessus la masse blanche en la répartissant sur toute la surface du moule, très délicatement à l'aide d'une spatule souple, sans mélanger les deux masses afin que les deux couches soient parfaitement distinctes.
- Enfourner le cheesecake à four doux pour environ 1h10 à 1h30, voir plus selon les fours. Le cheesecake ne devra pas surcuire, il en serait sec comme tout les cheesecakes trop cuit donc la cuisson demande une attention particulière car c'est là que réside la parfaite réussite de ce genre de gâteaux. Le centre devra encore être légèrement tremblotant/souple et les bords pris, à ce stade, arrêter le four et laisser le cheesecake tiédir 3 à 4h dans le four éteind.
- Après ce temps, sortir le cheesecake du four et le laisser refroidir totalement sur une grille.
- Réfrigérer toute une nuit avant dégustation.
Comme pour tout cheesecake, le temps de repos est in-dis-pen-sa-ble ! Après avoir pris la photo, je l'ai complètement recouvert de sauce au chocolat et ai laissé prendre un peu celle-ci au réfrigérateur. Cela faisait une belle ganache. Fabuleux.
Merci Céline !
Curry de crevettes vite fait-bien fait
Pour 3-4 personnes
- 1 càs de pâte de curry rouge (adaptez un peu la quantité selon vos goûts)
- 2 onion émincés
- 400 g de scampis décortiqués (dégelés si surgelés)
- 400 g de tomates hachées à l'ail en boîte (j'avais une boîte de tomates hachées au basilic et j'ai rajouté de la purée d'ail)
- environ 100 ml de lait de coco
- une botte de coriandre, feuilles et tiges ciselées
- Versez un peu d'huile dans un wok ou une sauteuse, faîtes chauffer gentiment puis ajouter les oignons. Faites-les revenir à feu doux pendant 4 min jusqu'à ce qu'ils soient tendres puis ajoutez la pâte de curry et continuez à cuire pendant quelques minutes.
- Ajoutez les crevettes, les tomates et le lait de coco et amenez à ébulltion. Laissez mijoter jusqu'à ce que les crevettes aient tout à fait changé de couleur et soient bien cuites.
- Assaisonnez si vous le souhaitez. Incorporez la coriandre juste avant de servir avec un bol de riz.
Petites mousses de jambon
Pour 4 personnes
- 200 g de jambon cuit, dégraissé
- 2 oeufs
- 2 dl de crème fraîche
- sel et poivre
- huile
- Allumez le four sur th6/180°C.
- Versez la crème fraîche dans le bol du mixer. Ajoutez les deux oeufs entiers et le jambon coupé en morceaux. Mixez bien le tout, jusqu'à obtenir une préparation homogène. Poivrez, salez éventuellement (cela dépend si le jambon est très salé au départ ou non).
- Si vous souhaitez jouer la sécurité, tapissez le fond de quatre ramequins d'un disque de papier sulfurisé (je préfère les risques, j'ai sauté l'étape, les mousses ont survécu). Huilez les parois. Répartissez la préparation au jambon dans les moules, placez-les dans un plat à four que vous remplissez d'eau chaude jusqu'aux trois quarts. enfournez et laissez cuire 30 minutes.
- Laissez refroidir les mousses, puis placez-les au réfrigérateur.
Bah, c'est la recette salée qui casse pas la baraque sur blog-appétit mais qui n'en reste pas moins une de mes favorites. J'adore ce poulet. Fourré au chèvre et au thym puis entouré de tranches de bacon, ça change, c'est parfumé et vraiment très bon. Le lit de courgettes et de tomates sur lequel il repose ajoute de la couleur et complimente très bien le tout. Quelques pommes de terre sur le côté, voilà tout ce qu'il vous faut.
Poulet fourré au chèvre & thym
Pour 2 personnes qui aiment bien les légumes
- 2 blancs de poulet
- 100 g de fromage de chèvre, type crottin de chavignol
- 1 càc de feuilles de thym frais, plus 2-3 brindilles
- 4 fines tranches de bacon
- 2 petites courgettes, tranchées finement
- 1-2 càs d'huile d'olive, plus un petit filet
- 250 de tomates en grappe, tranchées finement
- Préchauffez le four sur 190°C. Entaillez vos blancs de poulet dans la longueur, presque entièrement et ouvrez-les comme un livre. Aplatissez-les un peu (avec un rouleau à pâtisserie si vous voulez). Salez et poivrez tous les côtés. Tartinez chaque pièce de fromage de chèvre et saupoudrez avec le thym. Refermez les blancs et enfermez le fromage en enroulant deux tranches de bacon autour de chacun d'eux.
- Huilez légèrement un plat à gratin assez profond, et recouvrez le fond d'un couche de tranches de courgettes et de tomates en les faisant se chevaucher. Arrosez d'un petit filet d'huile, poivrez, salez et placez dessus les brindilles de thym. Déposez les blancs de poulet sur le tout.
- Faites cuire 40-45 minutes jusqu'à ce que le bacon soit un peu croustillant et que les courgettes soient tendres. Servez directement, avec des pommes de terre nouvelles ou du bon pain.
Puis, cette année, c'est décidé, il faut commencer en force. Voilà pourquoi je vous avais réservé ces macarons, ma deuxième grande phobie après la pâte feuilletée !
A présent, je peux fièrement affirmer que les macarons, c'est EASY PEASY. Même la première fois. Le tout est de ne pas dramatiser l'affaire et, surtout, d'avoir beaucoup de temps devant soi. Il m'a fallu presque une matinée entière pour confectionner ma quarantaine de macarons !
Pourquoi est-ce si facile?
Parce que, de un, je n'ai jamais lu les conseils de Mercotte (même si je suis son blog avec la plus grande assiduité).
De deux, mon four ne travaille même pas à bonne température et a déjà de nombreuses années de bons et loyaux services à son actif.
De trois, bah, j'y suis arrivée, alors tout le monde peut le faire. Surtout avec ma recette, dépourvue de tout terme technique, la simplicité même.
Suffit de procéder avec soin et de ne pas s'emballer.
Et je vous promets, mais alors là, sur mon honneur, que ces macarons sont de vraies merveilles. Gonflés, arborant une magnifique collerette et une coque lisse et lustrée qui craque presque audiblement sous la dent pour dévoiler un coeur tendre et moelleux. La ganache, elle, consiste en un simple mélange de crème et de chocolat gianduja. Un délice au parfait goût de chocolat.
Avant de m'aventurer plus avant, je voulais des macarons classiques, qui plaisent à tout le monde et qui fassent leur effet. J'essaie de rester humble, mais honnêtement, nous les avons trouvé aussi bons que ceux de Ladurée. Même si je ne pousserais pas jusqu'à les comparer à ceux de Pierre Hermé, ceux-là je leur voue un culte sans bornes !
Mon seul regret est de ne pas avoir réussi à obtenir une couleur plus brune pour les coques, malgré la double dose de colorant ajoutée. Ce sera pour la prochaine fois !
Macarons pralinés
Pour 45 à 50 petits macarons
- 190 g de poudre d'amandes
- 310 de sucre glace
- 150 g de blancs d'oeufs (j'ai mis 4 blancs de gros oeufs)
- 95 g de sucre semoule
- quelques gouttes de colorant brun
- 30 g de noisettes
- 200 g de chocolat gianduja
- 10 cl de crème fraîche liquide
- Préchauffez le four à 150°C (th. 5). Tamisez la poudre d'amandes et le sucre glace, puis mélangez-les soigneusement. Montez les blancs d'oeufs en neige ferme, en y ajoutant le sucre semoule en trois fois. Versez le colorant dans cette préparation.
- Incorporez les blancs aux poudres et travaillez le mélange jusqu'à ce qu'il soit lisse et brillant. Concassez grossièrement les noisettes. A l'aide d'une poche à douille, dressez des petits macarons sur une plaque tapissée de papier sulfurisé.
Parsemez la moitié des macarons de brisures de noisettes. Laissez sécher pendant 30 min. Faites cuire au four, à mi-hauteur, pendant 9 à 10 min. Laissez refroidir les macarons sur la plaque avant de les détacher du papier (s'ils se détachent mal, laissez cuire la prochaine fournée 1-2 minutes en plus).
- Préparez la ganache. Concassez d'abord le chocolat. Portez la crème à ébullition, puis versez-la sur le chocolat. Laissez fondre le chocolat et mélangez bien.
- Laissez refroidir la ganache (placez-la éventuellement au frigo), puis à l'aide d'une poche à douille ou d'une cuillère, garnissez-en la moitié des macarons. Recouvrez ensuite d'un second macaron.
Pour les gourmands qui veulent se la jouer Pierre Hermé, enfermez un petit peu de pâte de praliné au coeur de vos macarons ! Une petite surprise qui en fait...
...un vrai bonheur :
Source : Macarons, aux éditions Hachette Pratique
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