Si je peux me targuer aujourd'hui d'une chose, c'est probablement de ne pas être une fille difficile à nourrir. Tout comme le disait Mitsuko l'autre jour, montrez-moi un truc vert gluant, jaune flashy, glace au thé vert et aux haricots rouges, gâteau à la betterave et son glaçage à la courgette, OCNI (Objet Comestible Non Identifié), et vous aurez éveillé une curiosité quasi maladive. Pour preuve, aujourd'hui, si ma mère se trouve à l'étranger et cherche un petit quelque chose à ramener à sa folle de fille elle me dira en rentrant "J'espère que ça te plaira, j'ai cherché ce qu'il y avait de plus spécial". Comprenez qu'elle a cherché ce qui lui répugnait le plus ;)

Mais comme pour tout le monde, enfin je suppose, il fut un temps où la vue d'un grand nombre d'aliments me voyait froncer le nez et chercher la meilleure excuse capable d'éviter à mon palais une rencontre avec ces goûts honnis. Et si ça ne marchait pas, il fallait se verser un grand verre d'eau et ingurgiter assez de liquide à chaque bouchée pour rendre cette rencontre la moins agressive possible... La banane, les artichauts, la purée (ah, la purée, quelles sueurs froides elle éveillait !), et surtout les chicons ont longtemps fait partie de ces aliments, anodins, mais profondément détestés.

Alors si bien souvent je regrette de ne plus avoir quatre ans (âge béni !), je dois tout de même une chose aux années : plus besoin de se priver des chicons ! Ni de purée d'ailleurs...
Et si sur l'une des photos vous voyez des haricots verts à la place des chicons, c'est que je ne suis pas seule à avoir longtemps damné les chicons et que Cédric, lui, n'aime toujours pas. Reste que ce gratin est excellent. Peut-être pas à faire une journée de canicule mais excellent.



Gratin de chicons nordique
Pour 4 personnes

Rem: Pour la sauce, j'utilise un ravier de Balade, c'est un peu précis, désolée, mais je ne sais pas trop quel équivalent vous proposer ... Vous pouvez essayer avec un autre type de fromage frais mais je ne m'avance pas sur le résultat !

  • 8 chicons "pleine terre"
  • 8 petites tranches de saumon fumé (environ 280g)
  • 250 de petites pâtes (tubettini ou autres)
  • 1 ravier de "Balade fraicheur fromagère aneth-saumon"
  • 3 dl de crème fraiche allégée
  • 50 g de gruyère râpé
  • quelques brins d'aneth frais (facultatif)
  • sel et poivre

Quelques heures à l'avance, faites cuire les chicons au micro-ondes : disposez-les en soleil dans un grand plat rond, pointes vers le centre. Piquez-les, couvrez et faites cuire 2x8mn à 800w, en les retournant à mi-cuisson. Déposez-les tête vers le bas, dans une grand passoire et laissez-les égoutter quelques heures.


Faites cuire les pâtes "al dente" à l'eau bouillante salée. Egouttez-les et rincez-les un peu à l'eau froide, juste de quoi stoper la cuisson.

D'autre part, versez la crème et le fromage frais dans un poêlon; faites chauffer doucement en mélangeant au fouet. Retirez du feu au premier bouillon. Rectifiez l'assaisonnement et ajoutez éventuellement de l'aneth ciselée, selon vos goûts.

Versez les pâtes dans un grand plat à four, ajoutez-leur environ le tier de la sauce et mélangez.

Pressez un peu les chicons, assaisonnez-les légèrement et enveloppez-les chacun d'une tranche de saumon fumé. Déposez-les sur les pâtes et nappez le tout avec le reste de la sauce. Saupoudrez de fromage râpé et faites dorer 25 min à four chaud (préchauffé sur th.6 -180°C).

Servez aussitôt.




VACAAAAAAAANNNNCES !!! O bonheur, ô joie ! Depuis hier, 17h30, et la fin d'une longue, très très longue session d'examens, je suis en pleine extase. Vous n'imaginez pas la jouissance, quand j'ai pu barrer d'un coup de crayon sauvage ce 22 juin tant attendu sur mon horaire d'examen ! Ca, c'était le moment de la libération. Pouvoir enfin dire adieu à ce fichu emploi du temps, réglé à la minute : "5h30, Debout, 6h30 Anatomie 12h00 Manger 13H30 Anatomie 19h00 Manger 21h30 Dormir". Voici à quoi ont ressemblé ces derniers mois de ma vie. Franchement cauchemardesques. Cette année, j'espère n'avoir jamais à la revivre même si, je le reconnais, elle m'a permis d'apprendre non seulement ce que c'était vraiment que le travail, mais aussi de découvrir que la médecine est bel et bien la voie que je veux suivre, pour le peu que j'en aie aperçu au cours de cette première année. Et après avoir compris ça, je me suis accrochée et j'ai fait mon possible. A présent, alea jacta est, cela ne relève plus de moi.


Donc, après un début de matinée passé là, vautrée sur le canapé, à savourer de longues minutes de totale inactivité ("Du bonheur de ne rien faire", voilà un bel ouvrage à rédiger), je me suis tout de même dit : "Allez, je leur ai promis, je le fais." Et me voici de retour !




Pour recommencer tout en douceur, je vous ai concocté ces petits muffins à l'ananas, bien caramélisés, mignons comme tout et surtout très bons ! Vous verrez, ils feront leur petit effet ;)

Pineapple upside-down cupcakes


Pour deux douzaines de cupcakes
Rem: Je pense me souvenir avoir diminué les quantités de sucre et de beurre (en tout cas pour la garniture)...

Pour le dessus


  • 570g de morceaux d'ananas
  • 125g de beurre
  • 150 g de sucre brun


Pour les cupcakes


  • 225g de beurre, ramolli
  • 225 g de sucre semoule
  • 225 g de farine à levure incorporée (fermentante)
  • 4 oeufs
  • 1 càc d'extrait de vanille


Préchauffez le four à 175°C. Beurrez et farinez vos moules à muffins, en ôtant l'excédant. Dans le fond de chaque cavité, versez une cuillère à soupe de beurre fondu, une cuillère à soupe d'ananas et une cuillère à soupe de sucre brun.

Placez tous les ingrédients pour les cupcakes dans un saladier et battez au fouet électrique jusqu'à ce que le mélange soit lisse et pâle, environ 2-3 minutes. Répartissez la pâte dans les moules. Enfournez pour 25 minutes. Sortez les cupcakes du four et laissez refroidir 10 minutes.

Renversez les cupcakes sur des assiettes à dessert, servez chaud avec de la crème ou de la glace si vous le désirez (mais froid c'est vachement bon aussi !).

Conservez dans un récipient hermétiquement fermé jusqu'à 2 jours.
Source : 500 cupcakes & muffins


Travail, examens, travail, examens, travail... En gros, voilà un petit résumé de ma vie à l'instant présent. Et vous l'aurez remarqué (un mois d'absence, arg), impossible de faire une petite place à mon blog dans cet emploi du temps ô combien motivant... C'est donc bien malgré moi que Speculoos va entrer en hibernation quelques semaines.
Mais pas d'inquiétude, une fois la date fatidique du 22 juin derrière moi, je reviens et en force ! D'ici là, vous pouvez me croire, j'aurai accumulé assez de recettes pour alimenter ce blog jusqu'à l'hiver ;p

Sur ce, vous allez bien me manquer, tous.

Restez gourmands !

A l'été !



Je sais bien, ce genre de biscuits n'est vraiment plus de saison. Surtout un 22, lendemain du jour du printemps. Mais que voulez-vous? J'en avais une envie folle ! Ces biscuits font partie de mes favoris depuis... depuis, mazette ! depuis bien trop longtemps pour que je m'en souvienne encore ! Et même s'ils emplissent habituellement mes boîtes à biscuits aux alentours de Noël, il arrive parfois que je sorte mes emporte-pièces en forme d'anges et de sapins alors qu'il fait 30°C dehors et que la pelouse commence à roussir... Ca, juste pour pouvoir croquer dans ces petites choses sucrées, épicées et embaumantes, merveilleusement croustillantes et si faciles à confectionner ! D'ailleurs, il paraît qu'il neige même en Espagne en ce moment, mes envies de cannelle sont donc encore pardonnables, non?


Vous pouvez également décorer ces biscuits avec un petit glaçage si vous le souhaitez (voir la recette, plus bas). Mais dans le plus simple appareil, je les trouve déjà bien mignons !


Gewürzknusperle


  • 60 g de miel
  • 75 g de beurre
  • 100 g de sucre fin
  • 2 càs de lait
  • 1 càc de cannelle
  • 1 càc de poudre de cacao
  • 200 g de farine
  • 2 càc de levure chimique (baking powder)
Pour le glaçage

  • 100 g de sucre glace
  • 1 blanc d'oeuf
  1. Mettre le miel, le beurre, le sucre et le lait dans une petite casserole et faire fondre à feu doux. Transvaser dans un saladier et mettre au frais. Incorporer la cannelle à la masse presque refroidie.
  2. Mélanger la farine, le cacao et la levure. Tamiser. Incorporer les 2/3 à l'aide d'un robot électrique (vitesse maximale) au mélange beurre-miel. Verser le reste sur le plan de travail et l'incorporer à la pâte en pétrissant celle-ci à la main. Placer la pâte au frais, pendant 1 heure.
  3. Préchauffer le four à 180°C. Etaler la pâte finement au rouleau, sur le plan de travail fariné, et y découper des formes à l'aide d'emportes-pièces. Déposer ces formes sur une plaque beurrée ou recouverte de papier sulfurisé. Enfourner (milieu) pendant environ 8 minutes (les biscuits durcissent très vite en refroidissant).
  4. Pour le glaçage, tamiser le sucre glace. Mélanger au blanc d'oeuf et en remplir une poche à douille. Décorer les biscuits selon l'envie.



Trois recettes en une journée? Du jamais vu sur Speculoos ! Et du salé, en plus !

Pas d'inquiétude, les photos sont trompeuses et les petits morceaux de tomates n'étaient pas vraiment carbonisés ;)

Pour des palmiers apéro sympas :


Palmiers au pesto du tomate

  • 6 grosses tomates séchées à l'huile, égouttées et finement hachées
  • 1 gousse d'ail pressée
  • 1 càs d'huile (des tomates)
  • 3 càs de parmesan rapé
  • 250 g de pâte feuilletée
  • 1 jaune d'oeuf battu avec 1 càs d'eau
Préchauffez le four à 200 °C. Pour le pesto, mélangez bien les tomates, l'ail, l'huile et 2 càs de parmesan. Etalez la pâte en un rectangle de 15cmx35 cm, aux bords et aux angles bien droits. Tartinez la pâte de pesto (pas de souci, il y en a assez) aussi également que possible. Roulez de chaque côté (côté long) jusqu'à ce que les deux rouleaux se touchent. Placez 20 minutes au réfrigérateur. Badigeonnez tout le tour du "boudin" de jaune d'oeuf et coupez-le en tranches d'1 cm d'épaisseur environ. Placez les tranches sur une plaque graissée ou recouverte de papier sulfurisé. Cuire 10 minutes, jusqu'à ce que les palmiers soient dorés. Une fois sortis, saupoudrez-les immédiatement du reste de parmesan et laissez refroidir sur une grille. Servir chaud ou à température ambiante.



Comme vous pouvez le remarquer, j'avais de la pâte de pralin à écouler ces derniers jours. Voir ici. Enfin, si ça ne tenait qu'à moi, elle trônerait toujours sur une des étagères de la cuisine, ma pâte de pralin. Mais il semblerait que ma douce et tendre mère, celle qui par la grâce du ciel eu la joie et l'immense bonheur de m'enfanter, commence, et ce par un phénomène bizarrement analogue à ce qui se produit dans mes armoires, à atteindre la saturation. Vrai, j'ai tendance à collectionner les denrées les plus exotiques et à ne savoir qu'en faire un peu plus tard ou simplement à ne pas vouloir m'en séparer, ou encore à préférer attendre de tomber sur la recette parfaite... Mais bon, je l'aimais bien, moi, ma pâte de pralin. Snif.

Largement inspirée de la tarte poire-pralinoise de Miss Cricri, seriez-vous étonnés si je vous disais que cette tarte a beaucoup plu ?


La recette de Miss Cricri, avec mes modifications :

Tarte aux poires et à la pâte de pralin

200g de Pralinoise -> environ 100 g de pâte de pralin + 100 g de chocolat noir (ou au lait)
1 pâte feuilletée
3 poires bien mûres
2oeufs
100g de beurre fondu
100g de poudre d'amandes
100g de sucre
+ un peu de pralin pour saupoudrer

Dans un saladier mélangez le beurre fondu, la poudre d'amande et le sucre jusqu'à obtention d'un mélange homogène et lisse.
Ajoutez les oeufs préalablement battus et mélangez le tout.

Garnissez votre moule avec la pâte en conservant la feuille de cuisson.
Epluchez, épépinez et coupez les poires en lamelles.
Faites fondre la Pralinoise au bain-marie, nappez-en le fond de tarte (réservez 2 cuillères à soupe). OU Faites fondre les 100 g de chocolat au micro-ondes ou au bain-marie et mélangez-le à la pâte de pralin. Nappez-en le fond et réservez 2 càs.

Versez dessus la préparation à base d'amandes. Mettez par endroit quelques petits tas de pralinoise fondue restante, étalez légèrement pour faire une sorte de marbrage. Disposez les poires dessus et saupoudrez de pralin à votre guise.

Faites cuire dans la partie basse de votre four préchauffé à 220°C pendant environ 30 minutes.




Pleins, pleins de photos, je sais. Mais je n'arrivais pas à me décider ;)

Fiou ! Ca en fait du temps que je ne me suis pas dépatouillé les doigts sur ce clavier... Incroyable comme en à peine deux semaines la poussière parvient à se faufiler entre les touches et à recouvrir la souris d'une fine, fine couche. Pas que ça me dérange, ma chambre est déjà enfouie sous des centimètres de poussière et autres acariens (ouh, honte à moi) ! Mais ça va, je vis ça très bien. Un petit swifer tous les 6 mois et vous avez un petit spéculoos parfaitement satisfait de lui-même...


Pour passer au cake que vous voyez ci-avant (?) et ci-après, pas grand chose à dire. J'ai piqué la recette à Cannelle et Cacao et l'ai suivie à la lettre, revoyant simplement la pâte de pralin un peu à la hausse et le beurre un peu à la baisse. Parfaits pour le goûter, une fois bien refroidis (et bien meilleurs que tièdes), j'ai obtenu après adaptation du temps de cuisson quatre petits cakes du gabari que vous pouvez voir sur les photos.

Voici un petit copier-coller de la recette :

Petits cakes à la pâte de praliné

100 g de farine

50 g de poudre de noisettes (ou à défaut de poudre d'amandes)

120 g de sucre

120 g de beurre salé fondu et refroidi

3 oeufs

2 cuil. à soupe de pâte de praliné

2 cuil. à soupe de cacao non sucré

1 cuil. à café de levure chimique

Préchauffer votre four à 210°.

Dans une jatte battre les oeufs et le sucre. Ajouter la farine, la poudre de noisette, le cacao la levure et le beurre.

Mélanger bien et ajouter enfin la pâte de praliné. Mélanger à nouveau.

Répartir la pâte dans les moules et le grand moule et enfourner.

Pour les petits cakes: au bout de 5 minutes baisser le four à 180° et continuer la cuisson pendant 5 minutes.

Pour 1 grand cake: baisser le four à 180° au bout de 15 minutes et continuer la cuisson pendant 15 à 20 minutes. Vérifier la cuisson en piquant au centre du cake avec un couteau. La lame soit sortir sèche.

Attendre quelques instants avant de démouler et de laisser refroidir sur une grille.

Le truc en plus: faire refroidir votre cake sur une grille en le couchant sur le côté afin qu'il garde sa belle forme.




Hop, me voilà remise sur pieds ! Il en faut plus qu'une gastro pour m'abattre et j'espère bien que de longues années passeront avant que j'aie à répéter ces mots... Sur ce, je vous invite à lire la recette qui suit, puis à souhaiter que le virus aie laissé derrière lui les quelques rares neurones dont ma boîte crânienne était propriétaire il y a encore 3 jours. Oui, oui, c'est bien une recette. Même pas honte. Hey, je sors de convalence, j'aime me plaindre et je me sentais faible. Puis d'ailleurs, je vais vous dire, depuis que je l'ai faite, la pâte feuilletée, la vraie, j'ai plus aucun complexes. J'irais même plus loin en vous disant que seules celles qui l'ont faite, la vraie feuilletée, pure beurre, avec tous ses tours et ses longues heures d'attente, elles seules devraient avoir le droit d'acheter la pâte du commerce. Comme quand les vieux vous disent, l'air blasé "Moi, je sais ce que c'est la vie", pour vous faire comprendre, aux p'tits jeunes, qu'avant d'y avoir goûté, pas la peine d'espérer l'apprécier à sa juste valeur...

Sur ce, un grand merci pour vos souhaits de rétablissement et à vos plaquettes de beurre ! ;)

Feuilleté aux fruits rouges

  • 1 rouleau de pâte feuilletée
  • 150 g de fruits rouges surgelés
  • 30 g de sucre
Préchauffez le four sur 220°C. Déroulez votre pâte feuilletée et disposez les fruits rouges sur une moitié, en laissant un espace sur les bords. Saupoudrez de deux cuillerées de sucre. Humidifiez les bords de la pâte avec un peu d'eau. Pratiquez des encoches sur le dessus, en veillant à laisser un rebord de 2 cm. Posez chaque moitié sur les fruits rouges et scellez bien les bords. Nappez la pâte d'eau au pinceau, saupoudrez du restant de sucre. Enfournez durant 25 min, jusqu'à ce que le chausson soit doré. Laissez refroidir brièvement. Servez avec de la crème fraîche.

Vous pouvez remplacer les fruits rouges par des fruits de saison : nectarines, pêches, prunes...


Ah, j'oublais, même s'il paraît aberrant de simplicité, ce feuilleté n'en reste pas moins sacrément bon ;)


J'ai une gastro. Ces dernières années, j'avais failli oublier la non-immortalité de mon corps. Il m'est possible de tomber malade, ça y est, je m'en souviens... Il suffisait qu'un méchant petit virus rappelle à ma mémoire à quoi cela ressemble que d'avoir l'estomac explosé, comme battu à coups de rouleaux à pâtisserie, vide de toute nourriture mais encore capable de cracher quelques jets de bile infâme et acide, de se sentir les jambes flageolantes et la tête emplie d'une brume lourde et toxique... Sachez cependant, qu'un point positif vint tout de même illuminer cette journée maudit, celle où je tombais malade pour la première fois depuis un siècle: j'ai appris qu'il était possible de vomir des brocolis par le nez. Hautement instructif.
Ca vous dégoûte? Bah, comprenez-moi, à cette heure où la vue de toute denrée alimentaire me révulse, j'ai tout de même plié sous le poids du devoir pour m'avachir devant l'ordi et vous préparer un petit billet. Même que j'en vois deux, là, des ordis. Sympa.

Sinon, ces carrés, tout le monde a adoré. Quand je vous disais que j'adorais le petit livre de Marie-Laure ! Parfaits à toute heure, réconfortants et fruités à la fois. Même qu'ils sont bons pour la santé. Que demande le peuple (perso, à par une boîte de Motilium, pas grand chose)?

Voilà, devoir accompli. Je peux retourner à me nourrir exclusivement de ces petites boules homéopathiques au goût sucré. D'ailleurs, attention, anecdote, je ne me lasse pas de répondre "Oui, je suis malade. Mais je me soigne, je prends de l'arsenic !" ;) Ouaip, j'ai l'humour décapant, bovarique... Notez que ça marche, l'arsenic. En boules homéopathiques, hein.

Ca y est, tout le monde va me prendre pour une toxico maintenant...



Carrés ananas-pomme

Pour 25 petits carrés

J'ai remplacé le sirop de violette par du sirop d'agave. C'était délicieux.

  • 100 g de farine
  • 150 g de flocons d'avoine
  • 80 g de cassonade
  • 150 g de beurre ramolli
  • 1 pomme
  • 220 g d'ananas frais ou en boîte (6-7 tranches)
  • 2 oeufs
  • 50 g de sucre en poudre
  • 2 cuillerées à soupe de sirop de violette ou de sirop d'agave ou de 20 grammes de sucre en poudre (vous pouvez rajouter un peu de cannelle dans les deux dernières options)
  1. Préchauffez le four à 180°C (th.6). Dans un saladier, mélangez la farine avec les flocons d'avoine, la cassonade et le beurre coupé en petits morceaux. Effritez la pâte avec les doigts pour obtenir un mélange sableux.
  2. Etalez la pâte dans un moule carré (20x20 cm) recouvert de papier sulfurisé, en tassant bien. Enfournez et laissez cuire 15 minutes.
  3. Epluchez et coupez la pomme en quartiers. Otez le coeur et les pépins et mixez-les avec l'ananas (pas trop). Incorporez les oeufs, le sucre, le sirop et mélangez bien.
  4. Versez la garniture sur la pâte précuite. Enfournez à nouveau et laissez cuire 20 minutes. Laissez refroidir sur une grille avant de découper en carrés.
Encore merci Marie-Laure pour cette délicieuse recette !

Retrouvez ces carrés ainsi que les langues de chat aux noisettes et les langues de chat piment-cannelle dans le petit livre Gâtô aux éditions Mango.


Eh bien, non. Pas encore de rétrospective pour moi. Les photos de ce fabuleux et tant attendu samedi, où j'ai enfin pu rencontrer Mitsu, Claire, Laurent, Micheline, Nawal, Aude, Rosine, Florence, Elo, Sophie, Viktoria, Fabienne, Vinciane, Sarita et Naelya, devront encore attendre. Honte à moi, elles ne sont même pas encore transférées sur mon ordinateur. Oui, je suis incorrigible. Je sais. En retard, pour toujours et à jamais. D'ailleurs, mes amies de samedi s'en seront bien rendues compte alors que je débarquais une heure plus tard, au restaurant ! Et pourtant, moi qui partait la conscience si tranquille, fière de mon petit emploi du temps, chaque minute si parfaitement calculée... Réveil à 7h30-8h, travail jusqu'à 10h, on s'habille, le temps de marcher à la gare, il est 10h30, là le train arrive tout pile et à 11h25, je suis à la gare... Et non, évidemment, il a fallu que nous ne soyons pas en semaine, hence un autre horaire de trains, hence emploi du temps à l'eau + une heure de poireautage à la gare ! Typique.

Bon, bon, bon. C'est pas tout ça, mais vous avez autre chose à faire que de me voir me lamenter sur une ponctualité parfois défaillante...

Pour changer un peu, voici des petites croquettes au potimarron plutôt originales. Inhabituelles mais pas mauvaises du tout, elles accompagnent assez bien la volaille et autres viandes blanches. Le 4-épices leur confère un goût étonnant, hivernal, qui se marie tout naturellement avec le potimarron. Mais attention à ne pas faire les croquettes trop grosses, elles pourraient devenir trop, je ne sais pas, disons bourratives... La recette provient de l'avant dernier Saveurs (vous savez, celui sur les légumes oubliés (vive le rutabaga !)).

Croquettes de potimarron aux épices
Préparation : 30 min
Cuisson : 25 min
  • 500 g de potimarron
  • 150 g de farine
  • 1 c. à café de 4-épices
  • 50 g de beurre (~ 40 suffisent)
  • sel, poivre du moulin
  1. Lavez le potimarron en le brossant sous l'eau froide. Coupez la chair en morceaux en retirant les graines. Ne retirez pas la peau, qui, contrairement au potiron, se mange.
  2. Faites cuire les morceaux, soit à la vapeur, soit dans une casserole avec un fond d'eau. Comptez environ 10 à 15 min de cuisson. Laissez les morceaux s'égoutter au maximum.
  3. Réduisez-les en purée en les écrasant à la fourchette ou au presse-purée. Salez, poivrez, ajoutez le 4-épices et la farine. Mélangez bien.
  4. Façonnez des croquettes en roulant des petites quantités de purée entre vos doigts et en ajoutant à chaque fois un peu de farine. Faites chauffer le beurre dans une grande poêle anti-adhésive et faites revenir les croquettes sur feu moyen pendant 5 à 10 min, jusqu'à ce qu'elles soient dorées sur toutes les faces.
  5. Egouttez-les sur du papier absorbant et servez-les en accompagnement d'une viande blanche ou d'une volaille rotie. Vous pouvez aussi les servir tiède en entrée avec une salade.



Bonheur ! Qu'y a-t-il de plus beau que de s'éveiller le matin, enfouie, bien au chaud, sous sa couette, et de voir au travers de la fenêtre un monde blanc de givre? A part un monde blanc de neige, rien. L'extase : -5°C. Maintenant, il ne me reste plus qu'à me dépêcher, à poster ce message en vitesse, puis à enfiler un bon gros col roulé et à retrouver l'estomac sur pattes qui me sert de chien pour filer vers le parc le plus proche et pouvoir enfin respirer goulûment l'air hivernal.

Que vous ai-je préparé aujourd'hui? Mais voyons, une assiette de cookies et un bon chocolat chaud bien sûr ;) Et ces cookies, vous m'en direz des nouvelles ! A tomber. La recette vient toujours d'Amérique et garanti des cookies absolument parfaits, croustillants autour, moelleux dedans, parfaits, vous dis-je. A mon avis, le sirop de maïs doit y être pour quelque chose. Le must, c'est qu'ils l'auront encore le lendemain, leur moelleux !


Hershey's Soft & Chewy Cookies

*Les équivalences dès que j'aurai fini chantonner "Vive le vent d'hiver" sur les sentiers ;)

  • 1 cup de beurre
  • 3/4 cup de sucre roux
  • 1/2 cup de sucre semoule
  • 1/4 cup de sirop de maïs clair
  • 1 oeuf
  • 2 càc d'extrait de vanille
  • 21/2 cups de farine
  • 1 càc de bicarbonate de soude
  • 1/4 de càc de sel
  • 1 paquet de pépites de chocolat Hershey's
  1. Préchauffez le four sur 180°C.
  2. Battez le beurre, le sucre roux et le sucre semoule dans un grand bol. Ajoutez le sirop de maïs, l'oeuf et la vanille; travaillez bien. Incorporez la farine, le bicar et le sel; et ajoutez graduellement au mélange beurre-sucres. Mélangez jusqu'à ce que le mélange soit bien homogène. Ajoutez le pépites. Déposez des cuillérées bombées sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.
  3. Laissez cuire 8à10 minutes ou jusqu'à ce qu'ils soient dorés et presque pris. Laissez refroidir un peu sur la plaque, puis complètement sur une grille. Ils seront plus mous le lendemain.


Chocolat chaud à l'ancienne selon Pierre Hermé

Attention, ne s'adresse qu'aux amateurs de chocolat ! Pour les habitués du Nesquick, vous risquez fortement d'être déstabilisés par ce breuvage, vraie coulée de chocolat dans la gorge...

  • 125 g de chocolat noir à 67% de cacao
  • 50 cl d'eau minérale
  • 50 g de sucre en poudre
  • 25 g de cacao en poudre
  1. Hachez le chocolat au couteau-scie et mettez-le dans une jatte.
  2. Dans une caserole, portez l'eau à ébullition avec le sucre. Ajoutez le cacao et fouettez vivement. Portez à nouveau à ébullition, puis retirez du feu.
  3. Versez le mélange en trois fois sur le chocolat haché. Mélangez doucement à l'aide d'une cuillère en bois en faisant, à partir du centre, des cercles concentriques de plus en plus grands.
  4. Mixez avec un mixeur plongeant pendant 5 minutes.
  5. Versez le chocolat chaud dans 4 tasses et servez aussitôt.


Depuis que ma gentille maman m'a offert "Gâtô", l'un des livres de Marie-Laure, je ne me lasse pas de feuilleter ce petit ouvrage, vraie mine de recettes toutes simples mais toujours originales. Déjà plusieures ont passé l'épreuve du test et toutes m'ont beaucoup plu. Par exemple, ces langues de chat, prêtes en un tour de main étaient sorties de mon four après à peine un quart d'heure et prirent bien moins de temps à toutes se faire dévorer !

Merci Marie-Laure !

Langues-de-chat aux noisettes
Pour 20 biscuits

  • 30 g de noisettes
  • 2 blancs d'oeufs
  • 60 g de sucre en poudre
  • 60 g de farine
  • 40 g de beurre
  1. Préchauffez le four à 180°C (th6). Mixez finement les noisettes à l'aide d'un robot.
  2. Dans un saladier, battez les blancs d'oeufs à la fourchette. Incorporez le sucre, la farine, le beurre fondu et la poudre de noisettes.
  3. sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé (ou beurrée et farinée) répartissez, à l'aide d'une poche à douille, des petits tas de pâte en forme de langues-de-chat (en laissant assez de place entre chaque tas).
  4. Enfournez et laissez cuire 10 minutes. Laissez refroidir sur la plaque.


Langues-de-chat piment, cannelle
Pour 25 biscuits
  • 3 blancs d'oeufs
  • 100 g de sucre en poudre
  • 100 g de farine
  • 60 g de beurre
  • 1/4 de cuillerée à café de cannelle
  • 1/4 de cuillerée à café de piment doux
  1. Préchauffez le four à 180°C (th.6). Dans un saladier, battez légèrement les blancs d'oeufs à a fourchette.
  2. Ajoutez le sucre et la farine, mélangez bien. Incorporez le beurre fondu et les épices.
  3. Sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé (ou beurrée et farinée) répartissez, à l'aide d'une poche à d'ouille, des petits tas de pâte en forme de langues-de-chat.
  4. Enfournez et laissez cuire 10 minutes. Laissez refroidir sur la plaque.


    Et bien-sûr, n'hésitez pas à vous procurer ce petit livre, édité par Mango.




Ouf ! Quel week-end les amis ! J'ai passé les trois derniers jours à arpenter les rues de Paris, à marcher d'un bout à l'autre de la ville, de musée en boulangerie et de boulangerie en musée. Et même si mes pieds s'en souviennent, quel week-end magnifique ce fut ! Trois de mes grands buts enfin accomplis : Revoir ma meilleure amie, en classe prépa à Sèvres depuis le début de l'année, voir la Danaïde de Rodin et, last but not least, goûter à l'éclair au sésame noir de Sadaharu Aoki. On aura tout de même une petite pensée nostalgique en pensant que le temps des entrées gratos aux musées est bientôt révolu... Snif...

Et même si on est loin de Sadaharu Aoki, le gâteau que vous voyez ci-dessus et ci-contre est mon gros coup de coeur des dernières semaines. Merveilleusement moelleux, légèrement humide grâce aux carottes, sucré ce qu'il faut, avec ses raisins secs et ses noix, mordre dans une grosse part de cette chose-là est un bonheur assuré et réconfortant à souhait à présent que le mercure se décide finalement à descendre !

Gâteau aux noix, raisins et carottes
  • 100 g de cerneaux de noix
  • 125 g de petits raisins secs
  • 2 belles carottes (un peu moins de 300g)
  • 4 oeufs
  • 300 g de cassonade ("Candico")
  • 250 g + 1 càs de farine fermentante (à levure incorporée)
  • 1 càc rase de 4 épices (étant à court, j'ai remplacé par cannelle, gingembre, girofle et muscade)
  • 15 cl d'huile d'arachide
  • 5 cl de lait
  • une pincée de sel
  1. Faites tremper les raisins secs dans un bol d'eau chaude. Travaillez les oeufs au fouet avec la cassonade, le quatre-épices et le sel. Ajoutez la moitié des 250 g de farine, mélangez bien, versez l'huile, puis le restant de la farine.
  2. Râpez les carottes et ajoutez-les à la pâte, ainsi que le lait et les noix grossièrement hachées. Egouttez les raisins secs, épongez-les avec du papier absorbant, puis ajoutez-leur 1 c. à soupe de farine. Mélangez bien, puis ajoutez-les à la pâte.
  3. Tapissez le fond d'une moule à manqué de papier cuisson et huilez les bords. Versez la pâte et faites cuire une bonne heure (four préchauffé sur th.5-150°C). Contrôlez la cuisson en enfonçant une pique à brochette au coeur du gâteau : elle doit en ressortir sèche.
  4. Laissez reposez le gâteau 5 min avant de le démouler sur une grille; laissez-le refroidir.

Articles plus récents Articles plus anciens Accueil

Blogger Template by Blogcrowds